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Zones de production
Le
cacaoyer pousse dans les régions chaudes et humides de part et d’autre
de l’équateur. Il est cultivé sur 5 millions d’hectares. Les structures
de production sont différentes suivant les continents.
45
pays produisent du cacao.
Huit pays assurent plus de 80 % de la production mondiale.
Ils sont situés en Afrique occidentale, en Amérique centrale, en Amérique
du Sud et en Asie du Sud-Est.
Le cacao est une culture de rente dont le commerce représente 3 milliards
de dollars US (16,5 milliards de francs) par an.
Au
début du siècle, plus de 80 % du cacao produit dans le monde provenait
d’Amérique latine. Ces pays sont aujourd’hui, pour la plupart, des
petits producteurs qui se distinguent par une production de cacaos
fins.
L’Afrique
occupe une place prépondérante avec 65 % de la production.
Amérique
Centrale et du Sud
Le
Brésil : 10,9 %
C’est un des berceaux génétiques du cacao. Après avoir
été l’un des principaux producteurs mondiaux de cacao, il a vu sa
production baisser de manière drastique les cinq dernières années
suite à l’apparition de la maladie du balai de sorcière. Le Brésil
doit maintenant importer du cacao pour alimenter son industrie de
transformation.
L’Équateur
: 3,2 %
C’est le 8 e producteur mondial, mais il fut le premier
pendant la seconde moitié du XIX e siècle et jusqu’au
début du XX e. Sa production est estimée à 80'000
tonnes. La taille moyenne des plantations avoisine les 5 hectares.
C’est essentiellement une culture de petits planteurs.
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Pays
d'Amérique (source
DGF, n°1, 1996)
|
1987
|
1996
|
|
Brésil
|
388'000
tonnes
|
218'000
tonnes
|
|
Equateur
|
77'000
tonnes
|
100'000
tonnes
|
|
République
Dominicaine
|
53'000
tonnes
|
56'000
tonnes
|
|
Colombie
|
59'000
tonnes
|
50'000
tonnes
|
|
Mexique
|
44'000
tonnes
|
33'000
tonnes
|
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Vénézuéla
|
12'000
tonnes
|
16'000
tonnes
|
|
Perou
|
12'000
tonnes
|
10'000
tonnes
|
|
Haïti
|
3'000
tonnes
|
4'000
tonnes
|
|
Jamaïque
|
2'000
tonnes
|
3'000
tonnes
|
|
Costa
Rica
|
4'000
tonnes
|
3'000
tonnes
|
|
Bolivie
|
2'000
tonnes
|
3'000
tonnes
|
|
Cuba
|
2'000
tonnes
|
2'000
tonnes
|
|
Trinidad
|
2'000
tonnes
|
1'000
tonnes
|
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Grenade
|
2'000
tonnes
|
1'000
tonnes
|
|
Panama
|
1'000
tonnes
|
1'000
tonnes
|
|
Autres
pays d'Amérique Latine
|
2'000
tonnes
|
5'000
tonnes
|
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Total
pour l'Amérique
|
665'000
tonnes
|
506'000
tonnes
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Afrique
La
Côte d’Ivoire : 40 %
C' est le premier producteur mondial Le cacao arrive
en Côte d’Ivoire à la fin du XIX e siècle. Venant de Belem, au Brésil,
il a transité par la petite île de Sao Tomé, puis par le Ghana. Les
fèves introduites proviennent d’un forastero bas-amazonien : l’Amélonado,
qui va s’adapter au point de devenir un cultivar typé : l’Amélonado
ouest-africain. En Côte d’Ivoire, on trouve également des hybrides,
sélectionnés avec le Cirad pour leur productivité et leur vigueur.
En 1908, la culture du cacao est rendue obligatoire. Aujourd’hui,
plus d’un million de petits planteurs (moins de 5 ha) ont hissé la
Côte d’Ivoire au rang de premier producteur mondial (40 % de la production).
Le cacao pousse dans toute la zone forestière du pays, avec des débouchés
vers les ports d’Abidjan à l’est et de San Pedro à l’ouest. La Côte
d’Ivoire produit 1100000 tonnes de cacao (97/98). La filière cacao,
sous contrôle de l’État, sera privatisée fin 1999. Avec l’industrialisation
du pays, près du 1/5 de la production est déjà transformée sur place
en produits intermédiaires. Grâce à sa douceur, à sa faible acidité
et à son arôme chocolat traditionnel, le cacao de Côte d’Ivoire est
très largement utilisé par les industriels du monde entier : Europe
et États-Unis, mais aussi Russie, et même en Asie (Malaisie, Chine)
et au Brésil.
Le
Ghana (anciennement la Côte d'Or): 12 %
Longtemps premier producteur de cacao, le Ghana est aujourd’hui au
deuxième rang. Il connaît une relance de sa production, notamment
dans l’ouest du pays. Le cacao est le plus souvent cultivé dans des
exploitations familiales inférieures à 10 hectares. Les rendements
sont faibles dans ces plantations traditionnelles, où les arbres ont
vieilli.
Le
Nigeria : 5,5 %
Le Nigeria est passé au cinquième rang. Cette régression est due au
vieillissement des plantations qui ne sont pas renouvelées. Leur rendement
reste faible.
Le
Cameroun : 4,5 %
Le cacao est la principale culture d’exportation du Cameroun. La production
stagne depuis les années 60. Les arbres sont âgés et les rendements
faibles. Les plantations sont petites. Le cacao du Cameroun est surtout
recherché pour sa couleur (Trinitario).
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Pays
d'Afrique(source
DGF, n°1, 1996)
|
1987
|
1996
|
|
Côte
d'Ivoire
|
667'000
tonnes
|
1'100'000
tonnes
|
|
Ghana
|
188'000
tonnes
|
365'000
tonnes
|
|
Nigeria
|
150'000
tonnes
|
140'000
tonnes
|
|
Cameroun
|
131'000
tonnes
|
120'000
tonnes
|
|
Togo
|
11'000
tonnes
|
4'000
tonnes
|
|
Sierra
Leone
|
9'000
tonnes
|
3'000
tonnes
|
|
Guinée
équatoriale
|
8'000
tonnes
|
3'000
tonnes
|
|
Zaïre
|
6'000
tonnes
|
3'000
tonnes
|
|
Saõ
Tomé
|
5'000
tonnes
|
3'000
tonnes
|
|
Gabon
|
2'000
tonnes
|
0
tonnes
|
|
Libéria
|
3'000
tonnes
|
0
tonnes
|
|
Congo
|
1'000
tonnes
|
0
tonnes
|
|
Autres
pays d'Afrique
|
5'000
tonnes
|
10'000
tonnes
|
|
Total
pour l'Afrique
|
1'186'000
tonnes
|
1'752'000
tonnes
|
Asie
et Océanie
L’Indonésie
: 12 %
L’Indonésie
est une des plus vieilles terres de culture cacaoyère puisque les
Espagnols ont implanté les premiers arbres dès le XVI e siècle. Cependant,
la production indonésienne s’est surtout développée ces vingt dernières
années, qui lui ont permis d’atteindre, de façon spectaculaire, le
troisième rang mondial. La qualité est plutôt médiocre, à l’exception
de certaines plantations de Java qui produisent du cacao fin.
La
Malaisie : 4 %
La culture du cacao est récente. L’essor de la production a commencé
dans les années 70. Le cacaoyer est cultivé à la fois de manière familiale
et industrielle sur parfois plusieurs milliers d’hectares. La Malaisie
dispose d’une importante industrie de transformation du cacao. Le
beurre et la poudre, sont essentiellement destinés à l’exportation.
Le cacao de Malaisie souffre d’un niveau d’acidité élevé. Actuellement,
compte tenu des cours relativement bas, il est moins compétitif et
les plantations sont arrachées au profit du palmier à huile.
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Pays
d'Asie (source
DGF, n°1, 1996)
|
1987
|
1996
|
|
Indonésie
|
65'000
tonnes
|
290'000
tonnes
|
|
Malaisie
|
227'000
tonnes
|
120'000
tonnes
|
|
Nouvelles
Guinée
|
33'000
tonnes
|
31'000
tonnes
|
|
Inde
|
6'000
tonnes
|
6'000
tonnes
|
|
Philippines
|
5'000
tonnes
|
6'000
tonnes
|
|
Iles
Salomon
|
3'000
tonnes
|
4'000
tonnes
|
|
Vanuatu
|
1'000
tonnes
|
2'000
tonnes
|
|
Sri
Lanka
|
2'000
tonnes
|
1'000
tonnes
|
|
Samoa
occidental
|
1'000
tonnes
|
0
tonnes
|
|
Costa
Rica
|
4'000
tonnes
|
3'000
tonnes
|
|
Bolivie
|
2'000
tonnes
|
3'000
tonnes
|
|
Cuba
|
2'000
tonnes
|
2'000
tonnes
|
|
Trinidad
|
2'000
tonnes
|
1'000
tonnes
|
|
Grenade
|
2'000
tonnes
|
1'000
tonnes
|
|
Panama
|
1'000
tonnes
|
1'000
tonnes
|
|
Autres
pays d'Amérique Latine
|
2'000
tonnes
|
5'000
tonnes
|
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Total
pour l'Asie et l'Océanie
|
343'000
tonnes
|
460'000
tonnes
|
Des
cabosses et les cultivateurs
Plus
de 80 % de la production mondiale provient de petites exploitations
familiales (moins de 5 hectares).
En
Afrique, presque toute la production provient de petits producteurs.
Au Brésil, les grandes exploitations dominent.
En Asie, on trouve les deux types d’exploitation.
La
taille des plantations paysannes est déterminée par l’accès au foncier
et par la capacité à mobiliser de la main-d’oeuvre. Traditionnellement,
le cacaoyer est planté sur des défriches de forêts tropicales suivant
un processus de fronts pionniers. La mise en place d’une plantation
est relativement facile car elle ne nécessite que d’éclaircir la forêt,
le plus souvent à la main, et d’installer à la place quelques plants
issus de graines. Elle est ainsi accessible à tous les hommes qui
possèdent des bras solides et un grand désir de s’en sortir.
Les
premières récoltes sont obtenues trois ans seulement après la plantation.
La répétition spontanée de ce modèle par des milliers de nouveaux
arrivants qui pénètrent de plus en plus profondément dans la forêt
est à l’origine de la constitution de bassins de production à l’échelle
de régions entières.
Les
difficultés interviennent en fin de cycle, lorsque les plantations
deviennent âgées. En effet, après une trentaine d’années, et même
parfois plus vite, les rendements diminuent car les arbres sont devenus
vieux, les sols sont appauvris et les agents pathogènes se sont multipliés.
Beaucoup de planteurs abandonnent alors leurs plantations pour renouveler
l’expérience quelques kilomètres plus loin sur un nouveau terrain.
L’une
des priorités de la recherche est de créer des systèmes de culture
à base de cacaoyer qui soient stables dans l’espace et dans le temps,
et respectueux de l’environnement.
Renouveau
des cacaos fins en Equateur
Le
Cirad est à l’origine d’un projet financé par l’Union européenne,
la France et l’Équateur, qui a pour objectif de promouvoir la production
et la commercialisation d’un produit de qualité, fin et aromatique,
dans un petit pays qui fut au début du siècle le premier producteur
mondial de cacao de grande qualité, réputé dans le monde entier pour
sa saveur florale (appelée saveur « Arriba »).
Ce
« projet cacao » est géré par un consortium européen Cirad-Arcotrass,
avec l’aide du gouvernement équatorien. Il s’agit de développer des
associations paysannes regroupant des petits et moyens planteurs (5
à 10 hectares) afin qu’ils produisent et commercialisent ensemble
des volumes significativement importants d’un cacao de la variété
« Nacional ».
Le
projet fournit une assistance technique, forme les producteurs et
les dirigeants d’associations sur divers aspects de la gestion d’entreprise.
Il appuie également la création d’une union de ces associations (Unocace)
qui pourra alors intervenir directement sur le marché international.
Les gains générés à partir de cette action reviendront entièrement
aux producteurs associés et leur permettront d’améliorer leurs conditions
de vie, de réinvestir dans leurs vergers, et ainsi d’augmenter les
niveaux de production.
(source
: CIRAD, www.cirad.fr)
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