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En 1492, Christophe Colomb découvre l'Amérique alors qu'il croyait avoir abordé aux Indes. Lors de ses premières rencontres avec les Aztèques, Christophe Colomb et ses hommes d'équipage avaient trouvé le chocolat, alors en boisson, parfaitement imbuvable. Il s'agissait d'une préparation sommaire, faite d'un mélange de fèves broyées, additionné d'eau bouillante poivrée. Les Aztèques attachaient une grande importance aux fèves de cacao. Denrée rare comme l'or, source de force, elles servaient aussi bien de monnaie d'échange que d'offrande aux dieux et aux morts. Ils s'en servaient même, en guise de médicament, pour soigner certains maux. Une petite anecdote illustre bien l'importance que les Aztèques attachaient aux fèves : lors du 4ème voyage de Christophe Colomb en 1502, alors que les caravelles mouillaient près de l'île de Guanaja, Ferdinand, le fils de Christophe Colomb, vit arriver une pirogue de 25 rameurs, chargée de marchandises. Il écrivit : "Elles contenaient beaucoup d'amandes utilisées en guise de monnaie en Nouvelle Espagne (Mexique actuel). Les indigènes semblaient en faire grand cas. Je remarquais que quelques-unes de ces amandes étant tombées dans l'eau, tous essayaient de les ramasser comme s'ils avaient perdu un oeil". Christophe Colomb et ses hommes ne savaient pas qu'ils avaient découvert un nouveau continent, l'Amérique, tout comme ils ne savaient qu'ils étaient les premiers européens à boire... du chocolat !
En 1519, les Conquistadores débarquent sur la côte du Tabasco, au Mexique, avec 11 bateaux, 700 hommes et 14 canons. Cortez
commence la conquête du pays, il rencontre l’empereur aztèque
Moctezuma qui le reçoit et lui offre une gigantesque
coupe d’or remplie de «xocoatl». Il
vient conquérir le nouveau monde (il venait de débarquer
au Mexique) aussi est-il très surpris de l'accueil somptueux
qu'on lui fait. Le
chocolat à la mode aztèque est une espèce de
bouillie épaisse faite de fèves de cacao avec du piment,
du gingembre, du miel, le tout bouilli et battu avec un fouet pour
faire mousser, puis versé sur du maïs cuit. Au début, cette boisson amère ne plaît guère aux Espagnols, plus attirés par l’or que par la découverte de la culture indigène. «Plutôt propre à être jetée aux cochons que consommée par les hommes !», dira un des soldats. Les religieux d’Oaxaca ont alors l’idée d’y ajouter du sucre de canne et un peu de vanille. Ils viennent d’inventer le chocolat ! Privés de vin, les Espagnols apprennent à choisir et traiter les fruits et plantent des fèves de cacao en Haïti, à Trinidad. Pendant leur conquête du nouveau monde, ils introduisent la culture de la canne à sucre dans de vastes territoires. Le chocolat, mélangé au sucre avec de la cannelle et de l'arôme de vanille perd son amertume et devient un nectar succulent que les conquérants dégustent dans des chocolaterias, établissements publics spécialisés. Ils
en sont tellement friands que Thomas Cage relate cet incident du Chiapas
où un évêque meurt par l'absorption de chocolat
empoisonné. Ce cadeau lui avait été offert par
les fidèles qu'il avait excommunié parce qu'il ne pouvait
plus prêcher, les fidèles étant trop occupés
à boire du chocolat pendant la messe ! CIRAD,
www.cirad.fr |
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