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Le pain et l'art Quoi de plus classique que d'affirmer que l'art n'est pas synonyme de pain quotidien? Cependant, si l'on y regarde de plus près, on constate qu'en littérature, en peinture ou en sculpture, le thème du pain est presque aussi présent que celui de l'amour, et qu'il est resté une source d'inspiration pour les artistes jusqu'à nos jours. Dans les arts plastiques, nous trouvons des représentations de ce thème dès l'Antiquité sur d'anciens reliefs, des fresques et des statuettes, sur des colonnes, des temples et des tombeaux. Plus tard, il a inspiré des œuvres renommées du Romantisme, de l'époque gothique, de la Renaissance et de l'époque moderne. La littérature mondiale est riche en exemples où le pain joue un rôle capital, de la Bible au célèbre livre de Heinrich Böll «Le pain des jeunes années» ou au roman «Die Dornesslerin» de Walter Züst, originaire de l'Appenzell, qui décrit le travail dans un moulin au 16e siècle, en passant par les innombrables contes et histoires. La symbolique du pain est également reprise dans de multiples proverbes, dictons et expressions appartenant à la langue courante, ainsi que dans nombre de pensées de grands philosophes et écrivains, hommes et femmes. Reliefs et peintures Durant des millénaires, durant des siècles, les arts plastiques ont donné naissance à des œuvres empreintes d'émotions positives - adoration religieuse, louanges, respect, espoir - à l'égard du pain, ou de sentiments négatifs, à caractère sociocritique, lorsque le pain manquait et que les hommes souffraient de la faim. Les
premières représentations sur le thème du pain apparaissent dans la
Grèce antique et chez les Romains: reliefs, petites sculptures et fresques
sur des colonnes, des temples et des tombeaux. Pendant la Renaissance, des œuvres incomparables, comme la Sainte Cène, ont été inspirées à des maîtres italiens comme Léonard de Vinci, Le Titien et Raphaël. L'Espagnol Murillo, et les peintres flamands et hollandais, Dieric Bouts, Herrimet de Bles et Gérard David nous ont enrichis de peintures prodigieuses où ils s'écartent des motifs purement religieux pour se consacrer davantage à des scènes paysannes ou bourgeoises. Natures mortes - Objets Le
processus de la concrétisation a été poursuivi du 16e au 18e siècle
par les grands maîtres de la nature morte. Parmi eux, on citera l'Allemand
Georg Flegel (1568-1638), l'Espagnol Luis Melendez (1716-1780) et le
Français Jean-Baptiste Chardin (1699-1779). Dans leurs oeuvres, le pain
n'est plus élément d'une composition, il devient objet artistique. Dans
l'art moderne, il devient même pur objet. A une époque plus récente, nombreux sont les artistes ayant créé des peintures qui illustrent des questions sociales. L'une des plus connues est la distribution de pain aux affamés» de Luca della Robbia et surtout l'émouvante lithographie «Du pain!» de l'artiste allemande Käthe Kollwitz, qui semble anticiper le problème de la faim dans le monde. Bien entendu, le pain apparaît également au cinéma, notamment dans le film réalisé d'après le roman de Heinrich Böll «Le pain des jeunes années», ou encore dans le film, lui aussi allemand, «Du pain et des roses» (1967), de même, entre autres, que dans les films français et italiens ou dans «Jonas aura 20 ans en l'an 2000» du Suisse Alain Tanner. Avec un peu de temps et de recherche, on peut sans aucun doute trouver également des «morceaux» de pain dans la musique ou les textes de chansons. Dans la littérature, soulevons la pièce de Marcel Pagnol "La femme du Boulanger" avec ci-dessous, Michel Galabru (1997).
(Source: Information suisse sur le pain (ISP), www.brot.ch)
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